vendredi 27 novembre 2009

Bibliothèques


Bibliothèque municipale...
Albert Jacquard
J'y passais tous mes instants libres, heureux d'être entouré de ce calme, de ce silence, de cette odeur de papier et d'encaustique, heureux d'avoir accès à toutes les aventures racontées dans les romans, heureux surtout de pénétrer tous les secrets de l'univers dévoilés dans les encyclopédies ; la bibliothèque m'introduisit dans le monde beaucoup plus que le collège ; elle me permettait de trouver quelques réponses aux questions que je me posais et qui avaient pour moi de l'importance ; au collège, il me fallait apprendre les réponses à des questions dont je ne voyais pas l'intérêt, je n'avais guère d'appétit pour la nourriture que m'apportaient les programmes.
Mon utopie
Stock - 2006



Alberto Manguel
On peut reconstituer la vie d'un lecteur d'une infinité de manières : en étudiant l'ordre des livres dans sa bibliothèque, en faisant l'inventaire des ouvrages empilés sur sa table de chevet, en déchiffrant les notes qu'il a griffonnées dans les marges, telles les pistes d'un animal dans la forêt.
La bibliothèque de Robinson
L'écritoire-Leméac - 2000



Michel Serres
Il faut fréquenter les bibliothèques, certes ; il convient, assurément, de se faire savant. Étudiez, travaillez, il en restera toujours quelque chose. Et après ? Pour qu'il existe un après, je veux dire quelque avenir qui dépasse la copie, sortez de la bibliothèque pour courir au grand air ; si vous demeurez dedans, vous n'écrirez jamais que des livres faits de livres. Ce savoir, excellent, concourt à l'instruction, mais celle-ci a pour but autre chose qu'elle-même. Dehors, vous courrez une autre chance.
Le Tiers-Instruit
Folio/essais



Photos tirées de 'Book lovers never go to bed alone',
bibiothèques à la folie >>>
Et vous, elle est comment la vôtre ?

jeudi 26 novembre 2009

Biodiversité

On n'est pas n'importe qui
Quand tu rencontres un arbre dans la rue,
dis-lui bonjour sans attendre qu'il te salue. C'est
distrait, les arbres.
Si c'est un vieux, dis-lui « Monsieur». De toute
façon, appelle-le par son nom: Chêne, Bouleau,
Sapin, Tilleul... Il y sera sensible.
Au besoin aide-le à traverser. Les arbres, ça
n'est pas encore habitué à toutes ces autos.
Même chose avec les fleurs, les oiseaux, les
poissons: appelle-les par leur nom de famille.
On n'est pas n'importe qui ! Si tu veux être tout
à fait gentil, dis « Madame la Rose» à l'églantine;
on oublie un peu trop qu'elle y a droit.
Jean Rousselot
Petits Poèmes pour coeurs pas cuits

Feuilles rousses, feuilles folles, l’automne a fait mourir l’été, après les pelles à nuages et les pelle-mails à lettres mortes, quelques feuilles, illustres ou méconnues, immortalisées par l'objectif de Christoph Niemann.
Intratuisible ou presque...

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Saule - Oreiller
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Laurel = laurier
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Alder = aulne
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mercredi 25 novembre 2009

Jo Lawrence


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A mi-chemin entre le théatre d'objets et la sculpture, les ustensiles et autres accessoires ré-interprétés et mis en scène par le talent et le savoir-faire de Jo Lawrence évoquent les souvenirs d'enfance, autant sous leurs aspects légers que dans leur part plus sombre.
Brosses et balais brosse, théières applaties, gants ou vieilles bobines, batteurs, cuillers et jambes de poupées, tronçons de mécano, raclettes à papier peint, tamis écrasés, burettes, constituent la structure matérielle de ses personnages, tandis que l'utilisation de visages photographiques leur confère cette identité si singulière, suggérant pour chacun d'entre eux un passé et une histoire personnelle implicite.
Dans une scénologie à la fois étrange et ludique, élaborés dans un savant mélange de techniques, ils illustrent un univers singulier où tout n'est pas aussi rose qu'on voudrait le croire.

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Jo Lawrence a débuté sa carrière d'illustratrice free-lance après avoir obtenu son B.A. (Bachelor of Art) en design graphique à l'université de Kingston. Elle a travaillé dans le domaine de la publicité, de l'édition et du packaging, pour des clients aussi divers qu'Olivetti, Saatchi et Saatchi, Rolls Royce ou British Gas..., illustré plusieurs livres pour enfants, des jaquettes de livres pour Serpent’s Tail et Hamlyn, et des éditoriaux pour le Sunday Times, l'Observer et des revues de créateurs.

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En 2006, en résidence au National Media Museum de Bradford, elle réalise Glow, une animation qui sortira sur les écrans britanniques en novembre 2007. Ce court-métrage est dédié à l'histoire de Grace Fryer, une de ces nombreuses Radium Girls qui ont travaillé au cours des années 1920 à la Radium Dial Factory, une usine de production de cadrans lumineux située dans le New Jersey.
Ces ouvrières peignaient des cadrans d'horloge à la peinture au radium, la plupart sont décédées des suites de leur exposition au rayonnement.


En 2008 Glow a été nomminé pour les British Animation Awards, et au cours de l'année 2008 a été projeté aux festivals d'Annecy, Stuttgart, Zagreb, au Festival du film international de Melbourne et au Festival d'Animation International d'Hiroshima.

Jo Lawrence fait actuellement partie des directeurs d'animation chez Picasso Pictures.

mardi 24 novembre 2009

Lego Spielberg

Un cuir suédé est un cuir dont le côté chair se trouve l'extérieur.
Mais dans le domaine de la vidéo, suédé (ou sweded) se rapporte à des remakes de films célèbres, des court-métrages bricolés avec des moyens rudimentaires -PC, ficelles et bouts de carton- par des amateurs passionnés.
L'expression a été inventée par le cinéaste français Michel Gondry qui a présenté en 2008, en ouverture du Festival de Sundance, Be Kind Rewind (Soyez sympas, rembobinez), dans lequel deux amis s’amusent à réaliser, avec les moyens du bord, des parodies de films célèbres. Parallèlement à la sortie de son film il a organisé, en partenariat avec Dailymotion, un concours de vidéos suédées, réalisées sur le modèle de son film.

La version suédée de Duel* fait partie des vidéos tournées dans le cadre de cette compétition.
Elle réussit l'exploit de faire passer le déroulement de l'action de 1H15 à 5 minutes, tout en restant cohérente. Le montage a été réalisé en 18 heures sur trois jours, avec une petite équipe de seulement trois personnes.
Très efficace, inventif et drôle, un bel intermède récréatif !
Et une jolie chute...


*Duel est un téléfilm américain réalisé par Steven Spielberg, diffusé pour la première fois sur le petit écran en 1971.
C'est un film de suspense mettant en scène un représentant de commerce dont la vie est menacée par un poids lourd : toute l'histoire consiste en une longue course poursuite sur les routes du désert de Californie. L'horreur du film vient en grande partie du fait que l'on ne voit jamais le visage du chauffeur du camion et que l'on ne sait rien de ses motivations.

lundi 23 novembre 2009

Archi pelle


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Après avoir suivi une formation en soudure, complètée successivement par un BFA (Bachelor's degrees in Fine Art) au Nova Scotia College of Art and Design et un MFA (Master of Fine Arts) au Purchase College de New York, Cal Lane présente depuis 2001 sa production artistique dans nombre d’expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe.
Aimant travailler en se faisant l'avocat d'un diable visuel, elle utilise la contradiction comme moteur pour trouver sa voie vers une image "empathétique", propre à figurer l'opposition entre équilibres et affrontements, juxtaposant les symboles forts des actuels conflits qui divisent l’Occident et le Moyen-Orient : la crise pétrolière, ainsi que les enjeux en découlant et la fin potentielle des énergies fossiles dans un proche avenir, et l’American way of life...
Tout cela se traduit au travers d'une série de dentelles au chalumeau réalisées sur des outils et de vieux supports industriels qu'elle perce de motifs floraux, d’icônes religieuses, voir même de positions du Kâma-Sûtra. Poutrelles, barils de pétrole et réservoirs d’huile, pelles et brouettes, boîtes de conserve, bidons d’essence... prennent une dimmension particulière, associant vie industrielle et vie domestique, se basant sur des rapports antagonistes tels que forts et fin, masculin et féminin, esprit pratique et frivolité, ornementation et fonctionnalité.

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Bien que donnant un sens politique à ses oeuvres, ce qui selon Cal Lane est la conséquence de vivre en temps de guerre, celles-ci n'en restent pas moins oniriques et -comme toute oeuvre d'art- détachées du fonctionnel.

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Inutilisables ? Pourquoi rester confiné dans un objet purement esthétique et symbolique !
Je leur imagine quant à moi quelques usages pour le moins fantasques...
Indispensables pelles à nuages ou, à l'instar de ces petites pelles à sucre vues chez mes grand-mères, l'instrument idéal pour saupoudrer de neige la nature en hiver.
On les devine parfaites pour ramasser, l'automne venu, de ces guipures façonnées par le vent ou revisitées par les doigts magiques d'une fée de passage...

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... ou jouer à la pelle et l'ablette, un divertissement qui -outre Madame Leprince de Beaumont- eût séduit Gabriel Lecouvreur soi même, héros incontournable de Ouarzazate et mourir.
Ou encore faire office de pelle-mails, fabuleux et indispensable pour ramasser les lettres mortes.

samedi 21 novembre 2009

Escalier chromatique

La marque Volkswagen a décidé de faire parler d'elle en Suède.
Mettant en avant sa théorie du plaisir, elle a décidé de démontrer qu'en ajoutant quelques éléments ludiques aux objets qui nous entourent, on pouvait changer le comportement des gens.
En octobre dernier, s'associant avec le collectif Rolighetsteorin, elle a lancé une expérience qui avait pour but d'inciter les gens à emprunter les escaliers, plutôt que d'opter pour la solution facile des escalators. Pour cela, les marches d'escalier d'une station de métro ont été transformées en touches géantes de piano, faisant la joie des habitants de Stockholm...

L'utilisation des escaliers a augmenté de plus 66% par rapport à la normale.

mercredi 18 novembre 2009

Le roi de la pampa retourne sa chemise

Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau est un ouvrage de poèmes, conçu de telle sorte que chacune des quatorze pages qui le composent soit découpée en dix bandes indépendantes, chaque bande portant un unique vers. Sur chaque page, on choisit un vers, il y a dix choix possibles. Ce choix fait, on passe à la page suivante, dix autres vers sont disponibles pour former le second vers du poème, etc...
Plus inspiré par le livre pour enfants que par les jeux surréalistes du genre Cadavre exquis, il permet à tout un chacun de composer à volonté cent mille milliards de sonnets, tous réguliers.
C'est somme toute une sorte de machine à fabriquer des poèmes, en nombre limité, mais il convient de dire que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cent millions d'années... en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre !

En guise de pages, une série de 14 menus déroulants pour s'amuser quand le temps vire au gris ! En plus ça donne des idées de générateurs sur mesure pour un autre jour gris...














vendredi 13 novembre 2009

Théâtre d'ombres


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Flower City, Personal Cities Serie, 2005.

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Sun City, Personal Cities Serie, 2005.
© Béatrice Coron

Son travail raconte des histoires, des situations et des mondes qu'elle invente dans des compositions incluant souvenirs, associations de mots et d'idées, observations et pensées, dépliés dans d'improbables juxtapositions.
Les images lui sont transmises à travers les mots, telle une écriture automatique, à partir d'un texte, un poème, des nouvelles, ou même d'un concept philosophique qui peut se réduire à un simple titre.
Explorant mythes et souvenirs collectifs, questionnant les notions d'identité et d'appartenance, elle explore des histoires différentes en variant les thèmes à l'infini.
Une histoire provoquant la suivante, le processus créatif, ainsi qu'un mécanisme qui tient de l'horlogerie, tisse les couches de nos relations au monde.

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Balloon City, 2006.
© Béatrice Coron

Béatrice Coron est d'origine française. Née à Chambéry, elle a grandi à Lyon où elle a fait un bref passage à l’école des Beaux-Arts.
Après avoir beaucoup voyagé, de l'Egypte au Mexique en passant par la Chine, elle passé sa licence de guide pour faire découvrir New York aux chinois et la Chine aux américains.
Elle s'est définitivement installée à New York en 1984, et depuis 1993 se consacre exclusivement à sa carrière artistique.
Spécialiste de "livres d'artiste" -des livres faits main qui mettent en scène textes et dessins-, pour elle tout se découpe et se déplie autour d'une histoire, que ce soit pour la réalisation d'un programme pour l’Opéra de New York ou des commandes d’art public en verre et métal, miroir dépoli ou vitrail. De la confection de livres minuscules -pas plus grands qu'un timbre poste et à porter en talisman- à celle de gigantesques rouleaux de 23 m de long, tout est prétexte à jouer avec les mots et l’image.

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Water City, Personal Cities Serie, 2005.
© Béatrice Coron

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Miniature Artistbook Pins
Crédit photo Proteus Gowanus

mercredi 11 novembre 2009

Mi fugue, mi raison

Pardon pour ces longs silences, non je ne suis pas perdue entre le fez et le jupon système, juste un peu en stand by côté clavier, mon cerveau est en plein rafistolage et mon énergie est partie voir ailleurs si j'y suis... (et j'y suis bel et bien !)
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Mais pas de soucis, je compte sur mes doigts, tout le monde rapplique dans les jours qui viennent, y compris ma tête qui me revient par petits bouts.
On dira que je fais ma Danielle Sarrera, non décidément je n'aime pas l'automne.
Et flûte, je me suis trompée de jour, mon message est parti dans les limbes de mercredi dernier...

En attendant je continue sur ma lancée... pas fortiche au lancé soit dit en passant.
Donc à petits pas de fourmis, dans le bruissement du papier et le couinement des ciseaux, voici la suite des magnifiques trouvailles récoltées parmis les bloggeurs challengers papivores.

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Ciorane la pauvresse - La cuisine de quat'sous

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Rumi - Fils et p'luches

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Lorencel - Couleurs et Gourmandises

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Les fleurs de Zine

lundi 2 novembre 2009

"Jeter l’encre, telle de la poudre aux dieux"

Après avoir lâchement abandonné la blogosphère pour d'obscures raisons inexprimables, je refais lentement surface avec -pour (re)commencer- un petit début de florilège, celui de la bande de joyeux condisciples du défi "100 papiers". C'est qu'il y en a eu des merveilles, vrai de vrai, et des trouvailles de tout poil, compliquées ou prodigieuses de simplicité, sublimes, admirables, époustouflantes d'inventivité, craquantes, désarmantes...
J'avais promis de publier toutes les photos, alors je suis allée en balade sur tous les blogs de la liste, à commencer par celui de Madame Bas-bleu qui -fine mouche- a eu la clairvoyance de publier au fur et à mesure les résultats de cette entreprise menée par chacun dans la fiévre et la passion. Mais il fallait vérifier, repêcher toutes les photos, et il en manquait une petite poignée, j'ai du farfouiller. Je pense avoir tout trouvé, sauf celles qui ont finalement laissé tomber... il y en a peu.
J'espère n'avoir oublié personne. Mais si c'était le cas, surtout qu'elle ou il n'hésite pas à le dire haut et fort, les commentaires sont là pour ça.

Un petit début pour ouvrir le bal, et par ordre déchrono-illogique...
La suite ne saurait tarder !

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Akä - Du parti des myosotis

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Cobaltines - Chiffons et gourmandises

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Véronique - Boitémoi

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Corinne - Au tour du lin

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Grand'Sev - Au bonheur des ours
 
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