
occupés à écrire sur de minuscules ardoises.
Dans l'Angleterre victorienne, Walter Potter était un de ces taxidermistes dont les britaniques étaient friands. Particulièrement réputé pour ses dioramas anthropomorphes, il s'appliquait à y mettre en scène des animaux naturalisés, dans des situations singulièrement évocatrices.

Véritables petits théâtres de la vie quotidienne, évoquant immanquablement les « Scènes de la vie privée et publique des animaux » publiées entre 1840 et 1842 et illustrées par Grandville, ils étaient exposés dans son musée de Bramber dans le Susssex (« Mr Potter's Museum of Curiosities ») et constituaient un des exemples les plus fameux et les plus populaires de ces « Fantaisies victoriennes » qui exaltèrent l'imagination anglo-saxonne entre 1832 et 1903.
On ne manquait pas d'organiser des voyages depuis Brighton, dans l'unique but de visiter la fabuleuse collection de Mr Potter.

Le succès de ces parades miniatures dura encore de nombreuses années après sa mort.
L'enthousiasme déclina cependant au XXe siècle et la collection de Walter Potter, représentant quelques 10.000 spécimens, fut finalement dispersée en 2003.



