vendredi 31 juillet 2009

Roberto Kusterle


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Le photographe Roberto Kusterle est né à Gorizia en Italie en 1948.
Ses monochromes sont étranges et empreints d'une forte charge symbolique, univers mystérieux et ambivalant que n'aurait pas renié Lewis Caroll et qui n'est pas sans évoquer parfois les images du chef-d'oeuvre d'Andreï Tarkovski, 'Le miroir', film où chaque plan est conçu comme un tableau, indéfinissables reflets du subconscient.
"Tout ce que nous voyons cache quelque chose d'autre", écrivait Magritte.
La dernière photo, celle du renard musicien, m'évoque curieusement "La cicatrice intérieure", film de Philippe Garrel sorti en 1972, sorte d'apologie de la virginité et des origines du monde, qui mettait en scène la blancheur (celle des chevaux, celle des vêtements du petit Balthazar Clémenti ou de la tenue de Christian Aaron Boulogne, de la neige et de la glace, la blancheur de la peau de Pierre Clémenti et de celle de Nico...) mais qui surtout exhaltait les éléments de la nature, l’eau, l’air, la terre...
Qui se souvient de la chanson du petit chevalier !?

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Photos © Roberto Kusterle

jeudi 30 juillet 2009

Stand by

Blog en vacances d'ici lundi, quelques jours d'évasion pour se ressourcer...
et un peu de rouge en attendant de pouvoir répondre au tag de Marie les Bas Bleus.
Les carpes se la coulent douce dans le grand bassin des jardins Albert Kahn, photographiées l'an dernier à la même époque.

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mercredi 29 juillet 2009

Petite suite en Androsace mineure

Dans le règne végétal, le genre Androsace est représententé par des petites plantes herbacées de la famille des Primulaceae.
Elles sont vivaces ou annuelles et vivent pour la plupart en altitude. Les feuilles sont simples et forment des rosettes basales, plus ou moins resserrées les unes contre les autres.
Les fleurs -de couleur blanche ou rosée- sont solitaires ou en ombelles simples et les étamines sont incluses dans le tube de la corolle qui est court.
J'en collectionne quelques une pour la grâce de leurs formes et leurs fleurs miniatures en papier de soie.

L'Androsace sarmentosa 'chumbyi' au fil du temps et de ses métamorphoses.
En pleine floraison en avril dernier...


Où sont passées les belles rosettes velues ?



Fin mai elle était comme ça.



... et maintenant on retrouve à nouveau les rosettes en pleine formation.
Elle se prend par moment des airs de sempervivum...
en beaucoup plus velu et pas grasse pour deux ronds.
En fanant, les fleurs ont pris une nuance améthyste.


Et juste à côté, la ballote (Ballota pseudodictamnus) que j'ai
longtemps appelée plante barbapapa,
faute d'avoir été présentés...



mardi 28 juillet 2009

Mes vertébrés aquatiques à sang froid


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Bien caché dans le bocal de mardi, mon petit poisson rouge, celui de MCI-IDEAL, scotché sur une trousse en toile à matelas reteinte en 'fruits rouges', jouant à faire des bulles dorées... le tout sur fond de collection de Sedums douilletement installés sur la terrasse grand luxe (on dépasse de peu le mètre en largeur !), celle-là même qui me sert de jardin de ville.
On notera la doublure en Marcel rayé, une horreur gris-beige à 1 euro sauvée in extremis par un bain de teinture 'fuchsia'.
(Et sa soeur jumelle, une trousse de la même toile mais dans la nuance 'fuchsia' doublée 'lilas', qui n'a pas encore eu la chance d'être prise en photo).

Récemment je m'étais fait la main sur les poissons bleus, l'idée étant cet espèce de gilet de dentelle censé représenter avantageusement une série d'écailles...
(Hm, pas la peine de glousser, c'est très mal vu chez les poissons !)

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Sardines en boîte...

Du coup je me suis lancée dans la fabrication de queues de poissons au crochet, du sur mesure de première qualité en DMC Babylo n°20, un plan d'enfer qui risque de me rendre riche et célèbre !
Pour le petit poisson rouge, les écailles sont brodées à l'aiguille avec du mouliné rouge cerise. (Pour voir les détails il suffit de cliquer sur les photos).

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lundi 27 juillet 2009

Vivre en ville ou l'éloge du canal

Mon canal de la Bruche, si proche et pourtant si loin du vacarme et des turpitudes urbaines, celui que j'emprunte par tous les temps pour aller jardiner, celui qui au nez et à la barbe des voitures s'enfonce sous le couvert des grands arbres, sureaux, aubépines et cornouillers, peupliers, fresnes têtards et platanes majestueux, et qui, bordé d'un long ruban d'asphalte mauve, abrite la gentille poule d'eau et sa progéniture, les colverts, les foulques, les grèbes, et le bruant au chant mélancolique...

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Passé le tunnel piéton la route s'éloigne dans un foisonnement de fumées et d'odeurs nauséabondes, tandis qu'après avoir traversé successivement deux parcs, le chemin de halage se dessine peu à peu au beau milieu des massettes et du cerfeuil musqué, des épilobes et des linaigrettes. Et plus bas sur la rive, cresson amphibie et patience d'eau, carex, vulpin et grassette commune servent d'abris à l'avifaune où s'ébattent à grands cris la marmaille des colverts et des canards chipeaux. Parfois on apperçoit quelques fauvettes et plus rarement un vol de grues cendrées, tandis que dans le champs voisin les cigognes font leur apparition en petite bande de 4 ou 5 juste avant la saison de la grande migration.

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C'est un canal de petit gabarit qui -contrairement aux canaux modernes, larges et rectilignes- est étroit et n'arrête pas de tourner dans tous les sens, et traverse forêts et villages. Il a été construit par Vauban en 1682 afin de relier les carrières royales de Soultz-les-Bains à Strasbourg d'où était extraite la pierre des Vosges destinée à la construction de la Citadelle et pour cela il fallu détourner la Bruche de son cours naturel sur plusieurs kilomètres.
A l'origine c'était un canal à vocation militaire, et comme tel, il aurait dû être construit de façon légère et détruit après l'usage pour lequel il avait été conçu. Probablement pour en prolonger l'existence vers un usage marchand plus pacifique, il a finalement été conçu de telle manière qu'il dure encore, pour notre plus grand plaisir. Il comportait onze écluses dont il ne reste que les têtes en grosse maçonnerie de grès et les bajoyers (côtés de la chambre d'écluse), il reste aussi quelques maisons d'éclusiers très pittoresques.

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Les matériaux transportés et utilisés à l'époque de Vauban pour l'édification de la Citadelle étaient les blocs de grès rose, la chaux fabriquée à partir des calcaires affleurant à proximité, auxquels s'ajoutaient les briques et tuiles fabriquées depuis l'époque romaine à partir du loess dans les carrières de Hangenbieten et Achenheim, proches de Strasbourg. Le canal a encore été utilisé jusqu'en 1939 pour le transport du vin, du bois, des briques et des tuiles, et les industries installées sur son cours en ont tiré leur énergie hydraulique. Actuellement il n'est plus que touristique.
La piste cyclable qui le longe va jusqu'à Molsheim sur 22km. A Molsheim les plus courageux ont la possibilité de continuer vers Wasselonne, et les intrépides de faire le retour en triangle par le Canal de la Marne au Rhin, plus de cent kilomètres au total.

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Et au jardin, lumière rasante sur un plant de 'Violine de Borée', une pomme de terre rare et bonne.

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vendredi 24 juillet 2009

L'Encyclopédie Démocratique

Connue aussi sous le nom de “Jeu du Dictionnaire”, elle a pour but de lutter contre la tyrannie de l’Académie Française et l'hégémonie des linguistes officiels en choisissant démocratiquement de nouvelles définitions pour certains mots de notre langue.
Pour jouer c’est simple, il s'agit en tout premier lieu de définir un mot courant, un mot existant de la langue française -chaque mois il en est proposé un nouveau-, et de soumettre cette définition par e-mail (l'adresse est donnée sur le site).
La tendance générale est bien évidement à l’humour, il n'est pas question de donner la définition classique.
Et puis ce qui est bien c'est qu'on nous propose de voter, pour le mot précédent et pour celui qui précède le mot précédent... C'est comme pour Wiki, chacun participe, mais le vote c'est quand même encore plus démocratique.
Pour participer c'est ici (oui, oui, il faut cliquer), ce mois ci il s'agit de "trouver" la définition de " Patin-Couffin ".
Tout aussi décoiffant que Des Papous dans la tête.

On y découvre des mots joyeusement revisités tels que :

Jarnicoton : n.m. Mot apparu au XIXème siècle dans le Gers. Ce terme, disparu aujourd’hui avec l’apparition des couettes synthétiques, désignait alors le duvet en plume de canard fabriqué dans la région pour passer au chaud les nuits hivernales. L’origine de ce nom pour cet objet est confuse, mais semble provenir des vendeurs de matelas et duvets du marché d’Auch à cette époque, et même du plus célèbre d’entre eux, d’après les recherches historiques qui ont été faites. Ce formidable crieur que fut en effet René Péda, vendeur de literies sur les marchés du Gers, avait pour habitude pour vendre ses duvets en plume de canard de lancer à qui s’approchait un peu près de son étalage: "Venez Madame, venez Monsieur, approchez, n’ayez pas peur, venez tâter un peu ses duvets, ne sont-ils pas chauds, Madame, à votre avis? Monsieur, que ne donnerait votre femme pour dormir sous ce duvet? Car savez-vous ce qui fait sa force et sa chaleur, Madame, ce sont les plumes de canard, oui de canard, Madame, ni jars, ni coton, du canard, Madame… car les plumes de canard sont chaudes, n’est ce pas Monsieur…" (Paroles reportées pas Louis Napoléon, dans son ouvrage "J’m’a bien plu au pays du foie gras"). (Liteub)

Nosocomial : adj. Système arithmétique de mesure imaginé, un soir de beuverie, par l’acteur français Gérard Depardieu pour remplacer le système décimal en vigueur. Selon les vagues informations recueillies au lendemain de cette soirée avinée, le système nosocomial avait pour but de proposer comme unité principale de mesure la longueur du nez du comédien en lieu et place du mètre étalon, et de développer ensuite les bases d’un nouveau concept métrique. La proposition saugrenue de l’un des convives d’imposer, en exhibant son sexe, le pénisocomial comme nouvelle unité de valeur provoqua une bagarre générale qui mit fin à toute tentative de réforme de notre système métrique. (Eric Jonval)

Opisthographe : n. m. Pop. Insulte blessante (verlan de "graphe aux pisses-tôt"). Dans la gradation des offenses verbales populaires, opisthographe se situe entre "fin de race" et "à donf de vetprou" (fond d’éprouvette), c’est-à-dire parmi les injures les plus mortifiantes, puisque relatives aux origines biologiques et au passé génétique de l’injurié. L’allusion au "graphe aux pisses-tôt" est particulièrement cruelle, compte tenu des utilisations historiques de ce terrible instrument médical en vue d’opérer des sélections ethniques (voir déf. encycl. "graphe aux pisses-tôt"). Réponse usuelle: l’imparable "mêmtoua", dont l’origine n’a pas encore été déterminée, mais dont on suppose qu’il s’agit d’une allusion à la divinité égyptienne de l’avortement. (Daniel Metge)

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jeudi 23 juillet 2009

Mots-image

Wordle, ou la substantifique moelle du blog de juillet...

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Fascinant exercice de typographie aléatoire à pratiquer avec nonchalance et dans un détachement sans sécheresse pour reprendre les annotations de Mr Erik Satie...
On entre l'adresse de la page et la moulinette se met en marche.

Dans un style proche, on trouve un autre générateur ici. Il suffit d'entrer une phrase, on peut ensuite sauvegarder à volonté la typo, la couleur du texte ou celle du fond, jusqu'à obtention d'un résultat satisfaisant.
Et rien n'empêche de continuer le jeu avec un logiciel de retouche, les possibilités sont infinies...

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Wordle a été honteusement pompé chez Ptilou.

mercredi 22 juillet 2009

100 papiers - (À vos ciseaux, la suite)

Petit rappel et scéance de rattrapage pour les nouveaux qui ont loupé le sujet.
Un défi intitulé 100 papiers a été lancé le 27 mai dernier, la note initiale se trouve ici ou (click !).


Pour résumer, vous avez jusqu'au 31 août pour découper, déchirer, plier, coller, coudre, mâcher, fouler, piétiner, enluminer... du papier ou du carton de récupération afin de réaliser une oeuvre dans le plus pur style récup'art, petite ou grande n'importe, et la présenter en photo, éventuellement accompagnée d'une note explicative.
Une chaisière, un oeuf de poule, un carnaval de Nice, un ecclésiastique, une mater dolorosa, deux papas gâteau, trois rossignols, deux paires de sabots, un cerf volant, un régime de bananes, une fourmi, une expédition coloniale ... l'imagination n'a pas de limites.
Soyez discrets, exubérants ou convenables, sauvages ou civilisés, vertueux, fantasques ou déraisonnables, mais surtout lâchez-vous, oisiveté bien ordonnée commence par soi-même !

Pour vous inscrire il suffit (toujours et encore) de laisser un message ici ou chez Marie les Bas Bleus qui présente d'autres idées sur son blog.


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Mise à jour de la liste des participants
(Pour le moment on est 33 dans le bateau)


   • Akä : Du parti des myosotis
   • Alfred : Les voyages immobiles de Madame Alfred
   • Amélie : My Daruma
   • Angèle : Mam'zelle Angèle
   • Anne : Nain de jardin
   • Bénédicte : L'Aiguille Etourdie
   • Célouloute : Les petites créations de Célouloute
   • Christine : Les Créas de Nine
   • Christophe : La Chose de Mme Thénardier (Mr bas Bleus)
   • Ciorane la pauvresse : La cuisine de quat'sous
   • Cobaltines : Chiffons et Gourmandises
   • Corinne : Autour du lin
   • Eolune : Eolune et ses lutineries
   • Flemmarde : Le blog de la flemmarde
   • Graines de Madeleines
   • GrandSev : Au bonheur des ours
   • Grëllou
   • Hélène : Perla créations
   • Jenny : Aux Deux Mercières
   • Jojotte : Les bidouilles de Jojotte
   • Juan Olaf : Les aventures du comte Van der Biloute
   • Kate Coto : Fantaisie à gogo
   • Kokinos : Dame la lune
   • K.ro : Miss Yayas
   • L'araignée : L'araignée Fauchée
   • La Zine : Les fleurs de Zine
   • Les créas de Val
   • Lily : Lily la Fleur et sa Grande Soeur
   • Lorencel : Couleurs et Gourmandises
   • Margotte : L'escale de Margotte
   • MissKer
   • Natalibé : Les petites poupées de Nathalie
   • Oumloqman : Comme un papillon
   • Pipistrelle : Pipistrelle, Ribambelles et Bout d'Ficelles
   • Rumi : Fils et p'luches
   • Simone (celle à Roger) : Rose Chiffon
   • Sarah : Tibaba.ch
   • Valérie : Parfum du Ciel
   • Véronique : Boitémoi
   • Marie : Marie les Bas Bleus
   • Minie : De La Course Des Nuages

... (à suivre)
 
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