vendredi 6 janvier 2012

Surtout ne pas se mouiller


Land submerged!
Sequence:#11
Handcut papercollage - 2007

Land submerged!
Draft design:#2
Handcut papercollage - 2007

Collages de Nikolas Tantsoukes, qui immanquablement m'évoquent ce texte de Prokop Voskovec publié en 1990.
Divagations sublimes et quelque peu kafkaïennes.

«Surtout ne pas se mouiller!»
Prokop Voskovec
Extrait paru dans la revue Autrement, H. S. n° 46 - 1990.
«L'historiographie marxiste officielle, qui depuis plus de quarante ans filtre prudemment la chatoyante richesse des faits historiques, n'a évidemment pas même effleuré le thème des piscines pragoises. Entre autres, sans doute, parce que tout ce qui touche à la nudité du coprs humain sape en fait à la base la vision de l'Histoire fondée sur la théorie des classes, sans parler de l'évidente -et inquiétante- métaphysique de l'élément aquatique.
L'eau est en réalité l'unique élèment qui puisse envelopper le corps dans son ensemble et dans sa totalité. Le directeur de la première écluse pragoise, un certain Horteli Klapanek qui, au siècle dernier, passa ses meilleures années à chercher ce qu'il appelait le contact total -profondément déçu par l'amour où l'étreinte la plus étroite laisse de grandes parties du corps non touchées- a finalement, après avoir avoir testé en vain toutes sortes de matières (des années de travail avec le velours), trouvé l'eau. La maison qu'il s'est fait construire à la prériphérie de Prague, dans la vallée de Sarka, et que le maire a fait détruire après sa mort scandaleuse, pourrait constituer une piscine idéale, que je crois unique dans le monde entier. Le système de contacts total conçu par Klapanek mérite donc quelques mots.
Horteli avait fait fabriquer une valise étanche, de dimmensions correspondant à sa taille moyenne, et chaque fois qu'il éprouvait le désir métaphysique d'un contact total, il remplissait la valise d'eau, s'y laissait enfermer, puis véhiculer jusqu'à sa maison. Là, on introduisait la valise dans un monte-charge spécial qui la hissait jusqu'au grenier servant de réservoir d'où l'on déversait le propriétaire dans une anti-chambre, ou mieux dans une première piscine. Un mystérieux système d'écluses permettait ensuite à Klapanek de couler à son gré de pièce en pièce et d'étage en étage. Les chambres correspondaient à leur usage habituel, toute la différence était dans le fait qu'il s'agissait en même temps de piscines décorées avec goût. Ce qui fit scandale, c'était une piscine souterraine et secrète, conçue comme un caveau de famille. Après la mystérieuse disparition d'une aristocrate bourgeoise et de Klapanek lui-même, on découvrit des tuyaux conduisant au caveau depuis un bassin caché où l'on trouva des restes d'un dissolvant puissant. Klapanek, sans doute, s'était laisé dissoudre avec sa maîtresse, et ils avaient coulé ensemble dans les conduits du tout-à-l'égout municipal. En plus du fait que Klapanek appartient sans conteste à la riche gamme des personnages magiques dont prague regorgeait à l'époque, l'affaire fut exploitée politiquement.
...»

© Nikolas Tantsoukes
#4 - Papercollage on cardboard
b/w and color - 2007

Et plus loin, portraits déconstruits et visages mélancoliques (Stadtleben, Série Orange), entre harmonie et conflit, espérances et déceptions... personnages étranges mais si touchants, et dont on a plutôt l'impression que ce sont eux qui nous regardent... "ça me regarde!"

Des voeux pour 2012


Pollination © R.S. ParkeHarrison

Pour ne pas risquer de formuler des voeux apotropaïques - santé, désenvoûtement, retour de l'être aimé, retour du travail et de la prospérité... -, je vous souhaite tout simplement, à vous qui passez, de rester polis  ;-)

SOYEZ POLIS
Jacques Prévert

Il faut être très poli avec la terre
Et avec le soleil
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...

Le soleil est amoureux de la terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser

Le Soleil aime la terre
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut aussi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie

En somme pour résumer
Deux points, ouvrez les guillemets :

« Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou alors il y a des guerres ... des épidémies des tremblements de terre
des paquets de mer des coups de fusil ...
Et de grosses méchantes fourmis rouges qui viennent vous dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit.
»


Kingdom © R.S. ParkeHarrison

Les photographies de Robert et Shana ParkeHarrison racontent des histoires de perte, de lutte de l'homme, d'exploration personnelle au sein de paysages défigurés par la technologie et la consommation excessive.... vision onirique d’une humanité perdue.
Leurs images sont le fruit d'une longue préparation.
«Nous commençons une série en mettant longuement à plat nos intentions, ce que nous voulons exprimer et les scènes que nous souhaitons créer. Nous effectuons ensuite des dessins assez précis, à partir de là nous créons les accessoires et développons les idées, nous commençons à expérimenter en photographiant tout cela, jusqu’à ce que nous obtenions l’image désirée.
Il faut un mois pour réaliser chaque image, une année pour une série entière.
Notre démarche est avant tout picturale, mais nous utilisons les techniques et le matériel propres à la photographie noir et blanc. Nous altérons ensuite nos images par des procédés personnels, avant de repeindre directement par-dessus


Robert se pose comme acteur de ses propres images, le personnage solitaire au costume noir c'est lui, Shana appuie sur le déclencheur.
Il se représente à la fois comme un inventeur, un scientifique, un gardien et un idiot qui s'efforce de façon métaphorique et poétique de lier actions laborieuses, rites idiosyncratiques et machines invraissemblables, et par là même propose l'idée que l’artiste est, de par sa vision du monde, un travailleur, indispensable et acharné certes, mais dont le rêve éveillé constitue une sorte de remède fantastique et halluciné à notre réalité post-industrielle ravagée par le dérèglement global.


Suspension © R.S. ParkeHarrison

The Clearing © R.S. ParkeHarrison

The Sower © R.S. ParkeHarrison

The Architect's Brother - Robert & Shana ParkeHarrison.
Twin Palms Publishers - 2000.

Merci à Gérard pour cette belle découverte.

lundi 7 février 2011

Une affaire de goût


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Italien d'origine, Fulvio Bonavia est illustrateur de formation et a commencé sa carrière en tant que designer graphique et illustrateur d'affiches de films.
Il a étendu ses compétences au domaine de la photographie en composant des visuels saisissants avec une parfaite maîtrise de la retouche graphique, apportant sa sensibilité artistique à chacune de ses épreuves, assurant lui-même le travail de post-production, optimisation, correction, retouche, colorimétrie... afin que du début à la fin ses photographies soient imprégnées de sa vision.
En témoignent ces magnifiques représentations d'accessoires de mode, lumineuses, entre perfection de l'image et composition aussi exquise que pertinente.

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L'art culinaire prend dés lors une dimension originale et sophistiquée. De la subtilité d'un sac à main parmesan à l'élégance de ballerines aubergines, en passant par la prestance d'un bonnet choux fleur ou le raffinement d'un collier enfromagé... les aliments, élevés au rang du luxe -celui du domaine de la mode- retrouvent leurs lettres de noblesse, subtil plaidoyer contre la malbouffe.

Cliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtreCliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtreCliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtre
Ces photos sont tirées du livre Goût de luxe, qui est la version française de A Matter of taste, livre de design culinaire co-signé avec Peta Mathias, écrivain et chef cuisinier néo-zélandaise, membre du Slow food, ce mouvement fondé en Italie dans les années 80 par Carlo Petrini en réaction à l’émergence des fast-food et de la malbouffe.
Fulvio Bonavia a été consacré meilleur photographe par le magazine américain Luerzer’s Archive, et son travail a été récompensé par de nombreux prix tels que l'International Photography Award et l'Italian Art Directors Club.

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mercredi 2 février 2011

Nuages de janvier


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Ecrin d'air pur, ultimes froids de l'hiver.
Signature neigeuse aux marges de soie violine,
bise glaciale soufflant aux ailes déployées des oiseaux,
ivres et dessinant de larges paraboles sur fond d'éther.


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Dans un ciel aux couleurs de marbre cipolin,
vapeur liquide, sombres méduses éparpillées,
nuages effrangés vêtus d'encre noire,
chevelures fuligineuses naviguant follement.

(Cliquer sur les photos pour les agrandir.)

jeudi 27 janvier 2011

Mode comestible


Cliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtreCliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtre'Hunger Pains' est un projet du très talentueux photographe New Yorkais, Ted Sabarese.
Dirigé en janvier 2009 par Ami Goodheart, chorégraphe, danseuse et créatrice de costumes, ce magnifique exercice de haute-couture alimentaire a réuni quinze jeunes designers.
L’idée était de faire porter à des mannequins le repas dont ils rêvaient.
Les vêtements de cette série ont donc été entièrement conçus avec de vrais aliments, pain, pommes de terre, bananes en guise de t-shirt, pâtes et raviolis pour unique costume, jupe en morceaux de viande crue, pantalon-gauffres ...
Chaque tenue, réalisée à la main par les différents créateurs, a nécessité des heures de cuisine, de création et d'assemblage, avant de finir sous le sublime objectif de Ted Sabarese.

Cliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtreLa « Robe Artichaut » a été dessinée par Daniel Feld et Wesley Nault, deux jeunes designers, stars de Project Runway, une émission de télé-réalité diffusée sur Lifetime qui met en compétition des designers et des modèles.
Le mannequin a dû poser six heures d'affilée, tandis que les feuilles étaient fixées une à une !

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Robe « Pommes de terre – viande »,
créée bien avant l’apparition « steak » de Lady Gaga.

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'Hunger Pains' le film.



mardi 14 septembre 2010

Toutes mes lunes sont en carton *

Photos tirées de la galerie de Kathleenie, Only a paper moon.

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Said it's only a paper moon
Sailing over a cardboard sea
But it would'nt be make believe
If you believed in me
...
Ella Fitzgerald - It's Only A Paper Moon



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Aboyer à la lune
Clair de lune
Con comme la lune
Décrocher la lune
Demander la lune
Demi-lune
Être mal (ou bien) luné
Être dans la lune
Face de lune
Face cachée de la lune
Faire voir la lune en plein midi
Lune de miel
Lune noire
Lune rousse
La lune n’a rien à craindre des loups
Nuit sans lune
Nouvelle lune
Poisson-lune
Promettre la lune
Tomber de la lune
Vieilles lunes
Voiler la lune
...

* Alain Bosquet - «Le cheval applaudit», Éditions Ouvrières, Paris 1978.

mercredi 24 février 2010

Sous influence martienne


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Mars la rouge...

Sur l'air de la petite fille soulevant la peau de l'eau pour voir un chien dormant à l'ombre de la mer...

Depuis 2006, la sonde de la NASA Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) tourne en orbite à environ 300 km au-dessus du sol martien. À son bord se trouve la caméra HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment), capable de fournir des images couleurs, stéréoscopiques et à très haute résolution de la surface de Mars.
Elle permet d'observer avec un luxe de détails les régions les plus intrigantes de la surface martienne, comme les rigoles découvertes par Mars Global Surveyor, les strates sédimentaires qui affleurent au fond de Valles Marineris ou sur les versants des cratères d’impact, ou encore les dépôts stratifiés des calottes polaires.
Les clichés sont tout simplement extraordinaires, montrant les détails complexes de paysages à la fois étranges et familiers. Illusions splendides, éblouissantes autant que troublantes, oeuvres abstraites et parfaitement évocatrices... elles m'apparaissent pour tout dire comme une prodigieuse source d'inspiration, d'une richesse à faire rêver les créateurs de tout poil et les prestidigitateurs de l'image.

L'essentiel des photos provient de ce site. Les traductions des légendes sont approximatives...
Cliquer sur chaque photo pour une meilleure résolution.


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Entrelacs laissés par le passage antérieur de tourbillons de poussière à travers les dunes de sable, ils ont soulevé par endroit une poussière rose-rougeâtre plus claire, laissant apparaître la substance plus sombre en dessous. Sont visibles également des stries sombres inclinées le long des bords des dunes, formées par un processus qui n'est pas encore expliqué.


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Une partie de la calotte polaire Sud de Mars, montrant des couches stratifiées exposées par un long processus de sublimation.


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Avalanches sur les escarpement du Nord polaire de Mars. La matière, incluant probablement de fines particules de glace et de poussière et comprenant probablement aussi de gros blocs, s'est détachée d'une falaise à pic et tombe en cascade vers les pentes plus douces situées plus bas. Le nuage est d'environ 180 mètres de diamètre et s'étend sur à peu près 190 m de la base de la falaise abrupte.


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Le cratère Victoria à Meridiani Planum. Le cratère est d'environ 800 mètres de diamètre. Les strates de roches sédimentaires sont exposées le long de la paroi intérieure du cratère, et des rochers tombés de la paroi sont visibles sur le fond.


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Cette image montre un chenal d'inondation dans la région de Deuteronilus Mensae. Bon nombre des fonds de vallée dans cette région présentent des alignements complexes de petites crêtes et de fosses souvent appelés « vallées de débâcles ». La cause de cette texture de petite échelle n'est pas bien comprise, mais pourrait être le résultat d'impressions dans les sols riches en glace, ou de la perte de glace due à la sublimation (la glace se transformant en vapeur d'eau).


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Ravines, stries, ondulations et traces de tourbillons de poussière sur la dune du cratère Russell.


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Un motif en dents de scie dans de la glace de dioxyde de carbone dans la région sud polaire de Mars.


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Un petit cratère d'impact au milieu d'un enchevêtrement complexe de traces de tourbillons de poussières à travers la surface martienne.

D'autres photos sont visibles ici, et pour continuer le voyage (en niveaux de gris malheureusement), rien n'empêche d'aller sur Google Mars.

jeudi 28 janvier 2010

Végétal


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Après s'être formé aux Beaux-Arts de Mulhouse et aux Arts Décoratifs de Strasbourg, Michel Gantner a travaillé comme directeur artistique en agence de publicité.
En 1998 il devient photographe indépendant et réalise des prises de vue pour Cartier, Hermès, Caron, Heineken, Nespresso... et pour l'édition (La trousse à couture de Léa Stensal chez Aubanel, L'Abécédaire tout en photos chez Petit Musc...).
Parallèlement, il élabore une recherche photographique sur le végétal en le photographiant par radiographie sous une lumière de très faible puissance.
Les courbes et les arabesques, les couleurs de chaque éléments déclinées dans une palette somptueuse et inédite, fleurs, tiges, feuilles, sont utilisés comme autant de matériaux graphiques.
Le tout donnera un livre magnifique, Végétal, édité chez Flamarion.

Cliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtreSous l'objectif du virtuose naissent des prodiges, chaque fleur devient une sculpture éthérée, délicate et subtile re-création de l'éphémère, qui n'est pas sans rappeler le merveilleux travail de photographie réalisé par Karl Blossfeldt, cet allemand qui au début du 20ème siècle utilisait des végétaux comme matériaux d'instruction pour l'organisation ornementale en ferronnerie d'art.

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Photos © Michel Gantner

lundi 25 janvier 2010

Inspiration


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Passiflora incarnata
© James Henderson


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Passiflora quadrangularis Koenigs Grenadille
© www.Botanik-Fotos.de


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Passiflora incarnata
© www.Botanik-Fotos.de


Détail... à peu de choses près !

lundi 18 janvier 2010

Mises en boîte


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Valise de loup
Un attaché-case pour jeune loup en quête de brebis égarées !?

Sur le net on trouve peu d'informations sur Herb Stratford.
Il est connu sur la toile étasunienne pour avoir restauré le Fox Theater de Tucson en Arizona, mais sur ses drôles de valises rien, si ce n'est un descriptif rédigé pour chacune avec précision.

Musées portatifs ? Clin d'oeil hommage à Duchamp * ?
Petits mondes et voyeurisme, loupes et oeilletons, cabinets de curiosités, chambres noires pour idées loup-phoques, boîtes à secrets, mot-valises qui se font la malle... il y a plus d'un tour dans son sac.
Singulières, poétiques autant que mystérieuses, entre Art Magique et boîtes à malices, voici les constructions photographiques de Stratford l'énigmatique.

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Chance
Valise en peau de porc, lame de verre et dé.

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Enfer à roulettes
Boîte vintage montée sur roues
avec assemblage de lentilles et lame de verre.

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Trois femmes

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Pourcent

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Récolte
Vieille boîte en bois, lentille d'objectif,
coton et lame de verre.

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Exercice de tir
Boîte en bois, caractères vintage,
cibles pour tir à la carabine, lentille et lame de verre.

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Transit
Boîte en cuivre, verre, feutre,
touche de machine à écrire et photographie.

* Les boîtes-en-valise de Marcel Duchamp sont des musées portatifs qui présentent ses oeuvres principales en modèle réduit.
Réalisées à partir de 1936 et présentées en 1941, elles sont conçues autour de l'univers condensé de la boîte des surréalistes et du principe du cabinet de curiosité. La 1ère valise contient 69 reproductions, dont 3 véritables répliques miniatures de readymades (Air de Paris, ...pliant...de voyage, et Fountain) qui côtoient un petit Grand Verre sur celluloïd.
Duchamp (ou Rrose Sélavy) assemble lui-même les 24 premiers exemplaires (ajoutant à chacun un original quelquefois... très original), les 280 exemplaires suivants ne sont que des Boîtes
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