mardi 25 août 2009

Kimiko Yoshida


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Kimiko Yoshida est une photographe japonaise qui joue avec les contrastes et les paradoxes, cacher pour mieux dévoiler.
Née à Tokyo en 1963, elle y a vécu une enfance douloureuse qui ressort parfois dans son travail.

Bien que celui-ci tourne essentiellement autour des autoportraits, elle dit que tout ce qui n'est pas elle l'interrêsse.
Elle se montre et se dérobe à la fois dans des clichés où chaque détail est pensé, travaillé et intégré dans un tout, le dedans devient le dehors et le dehors prend l'apparence d'une rêverie fantasmatique et hallucinée, la peau fardée se fond dans le décor, on ne sait plus où se situe la limite entre le modèle et son objet.
L'accessoire, partie prenante de la création devient le centre de l'attention, et l'être humain disparaît pour devenir à son tour accessoire.

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DÉFAIRE À L’ENVERS LA HANTISE DE L’ENFANCE

«J’ai fui le Japon, parce que j’étais morte. Je me suis réfugiée en France, pour échapper à ce deuil. Un jour, quand j’avais trois ans, ma mère m’avait mise à la porte. J’ai quitté la maison en emportant une boîte avec tous mes trésors. Je me suis réfugiée dans un jardin public. La police m’a retrouvée là, le lendemain. Depuis, je me suis toujours sentie nomade, vagabonde, fugitive. Quand je suis arrivée en France, j’ai dû apprendre la langue comme une enfant qui venait de naître.
...
Chaque photographie est une cérémonie de la disparition. Mes autoportraits sont des natures mortes. Ce que je montre, c’est l’image d’un cadavre.
...
Exprimer l’impermanence des choses et le regard intangible de l’esprit. Sur la plupart des photos la mariée célibataire est voilée. Le voile définit le moment ou le mariage n’est pas encore consommé.Il est plus qu’une métaphore de la virginité : c’est un symbole d’effacement et de dispariton, une marque de virtualité et d’intangibilité. C’est le moment ou l’être délivré de ses limitations ordinaires se confond avec le monde.»

4 commentaires:

Rose Chiffon a dit…

J'aime beaucoup. C'est un travail qui me touche.

Sonja a dit…

Merci pour ton passage...
Je trouve qu'il y a toujours un petit quelque chose de "nomade" dans chacun de ses portraits!
J'ai vécu à Tokyo, mais je ne l'a connaissais pas.

christine a dit…

c'est étonnant et fascinant !

clothogancho a dit…

très inquiétant. Evènement fondateur déchirant, je comprends mieux.

 
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