mardi 5 mai 2009

Antibes


Sur les remparts du château Grimaldi et tournant le dos à la mer se dressent sur fond d'azur et de turquoise, impassibles et comme surgies du lointain, ces étranges silhouettes au corps d'airain, tandis qu'au large la frange d'écume moutonne les vagues qui, d'un bleu salé, s'en vont cueillir l'éther limpide, là où le ciel embrasse la mer, au plus bas de son étole blafarde.
Combien sont-elles, 6... 7...
Longues et immobiles, figées pour l'éternité, sculptures élémentaires comme érigées dans la procession météorologique du temps et des saisons, supsendues au ras-bord du firmament, elles sont les bienveillantes sentinelles de l'hellénique Antipolis, "la ville d'en face".

J'ai longtemps cru qu'elles étaient l'oeuvre d'Alberto Giacometti, je sais depuis peu qu'on les doit à Germaine Richier qui fit partie, avec Alberto Giacometti et Marino Marini, des plus grands protagonistes de l’Avant-garde artistique de l’après-guerre.

1 commentaire:

Sonja a dit…

Giacometti, Giacometti... Un artiste dont on ne fait pas assez souvent d'éloges...
Merci!!!

 
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